Si vous êtes micro-entrepreneur, vous bénéficiez généralement d’une comptabilité simplifiée et d’obligations fiscales réduites. Toutefois, dès lors que vous exportez vers l’UE (et éventuellement depuis un pays tiers), vous devez vous conformer aux règles de TVA spécifiques. Les risques en jeu dépassent la simple formalité : un oubli ou une mauvaise interprétation des règles peut générer des amendes assez élevées.
En outre, mal appréhender les seuils IOSS peut vous conduire à pratiquer une politique de prix incorrecte. Vous risquez notamment de vendre “HT” à l’étranger, alors que vous auriez dû collecter la TVA au taux local. À l’inverse, vous pourriez facturer la TVA de votre pays d’établissement alors que le seuil de 10 000 euros a été dépassé, causant une double imposition lorsqu’un contrôle survient. Mieux vaut donc clarifier la portée de ces règles afin de maintenir votre activité saine, croissante et conforme.
L’impact de la micro-entreprise sur les déclarations
En France, le régime de la micro-entreprise propose un ensemble d’avantages, dont l’exonération de la TVA sous un certain seuil de chiffre d’affaires national (selon les plafonds en vigueur). Cependant, lorsqu’on aborde la vente à distance B2C inter-européenne, les règles de TVA intracommunautaire priment. Autrement dit, même si vous bénéficiez d’une franchise de TVA dans votre pays, cela ne vous dispense pas d’appliquer la TVA du pays de destination si vous passez le seuil de 10 000 euros de ventes dans l’UE.
D’ailleurs, cette contradiction apparente peut sembler injuste, car vous pourriez ne pas être redevable de la TVA en France, tout en ayant l’obligation d’en collecter pour vos ventes transfrontalières. C’est précisément la raison pour laquelle vous devez vous pencher sur l’OSS. Ce dispositif permet aux entrepreneurs, y compris ceux au statut micro, de centraliser la déclaration de TVA applicable dans les différents pays de l’UE où ils vendent. De la même manière, pour les ventes depuis un pays tiers, l’IOSS prend le relais, sans forcément épargner le micro-entrepreneur.