La vente de biens d’occasion, qu’il s’agisse d’articles de mode, de high-tech, d’objets de collection ou d’automobiles, va continuer à se développer. Le consommateur européen devient de plus en plus sensible aux projets circulaires et à la dimension écologique. Cela va mécaniquement accroître le volume des transactions d’occasion au sein de l’Union. En parallèle, la simplification administrative reste un objectif pour l’UE, qui souhaite encourager le commerce transfrontalier. Dès lors, on peut imaginer que, dans le futur, la Commission européenne clarifie encore davantage la relation entre le régime de la marge et l’OSS ou propose un guichet « unique » plus complet qui prendrait en compte les différents régimes spéciaux.
En attendant, pour un opérateur déjà actif sur ces marchés, la meilleure stratégie consiste souvent à combiner deux approches : d’un côté, être transparent sur l’applicabilité de la TVA sur marge pour les biens dont l’acquisition n’a pas permis de déduire la TVA ; de l’autre, recourir à l’OSS pour faciliter la déclaration de toutes les ventes soumises à un régime de TVA classique. Le tout nécessite un suivi documentaire précis. Informez clairement vos clients, particuliers ou non, sur la nature de la facturation, afin d’éviter toute confusion au moment où ils reçoivent leur facture. Certains peuvent chercher à récupérer de la TVA, alors qu’en régime de la marge, cette dernière n’est pas indiquée distinctement.
Le dernier enjeu est souvent la compréhension du consommateur. Lorsqu’un particulier achète un bien d’occasion, il peut être surpris de voir apparaître un prix global où la TVA n’est pas spécifiquement décomposée. Il est donc important d’expliquer, même brièvement, que la TVA est calculée sur la marge et qu’il n’existe pas de TVA déductible pour l’acheteur final. Les opérateurs qui prennent le temps de clarifier ces aspects gagnent en sérénité et en confiance auprès de leur clientèle.
Au terme de ce parcours dans les méandres de la TVA sur marge pour biens d’occasion et de la compatibilité éventuelle avec l’OSS, vous l’aurez compris : ces deux régimes peuvent coexister dans le cadre d’activités mixtes, mais la TVA sur marge reste souvent exclue en pratique du périmètre de l’OSS. En gardant toujours à l’esprit que la marge est l’élément déclencheur de votre TVA sur ces biens spécifiques, et que votre plateforme de déclaration (OSS ou déclaration locale) doit être adaptée en conséquence, vous limiterez considérablement les erreurs. Conserver une documentation rigoureuse, renforcer votre veille réglementaire et, si nécessaire, solliciter un accompagnement personnalisé sont autant de moyens de sécuriser votre entreprise. C’est ainsi que vous pourrez saisir pleinement les opportunités offertes par le marché en pleine expansion des biens d’occasion, tout en évitant les mauvaises surprises fiscales.
J’espère que ces éclaircissements vous aideront dans la gestion quotidienne de votre activité. Dans mon expérience de consultante, réussir à piloter efficacement la TVA sur marge et comprendre précisément ce qui relève ou non de l’OSS est un vrai levier de compétitivité et de tranquillité. N’hésitez pas à me contacter à travers ce formulaire si vous souhaitez un accompagnement plus pointu. Ensemble, sécurisons vos opérations et simplifions l’entrepreneuriat européen !