Bien qu’elles varient d’un pays à l’autre, les obligations documentaires générales pour le remboursement de la TVA étrangère sous la 13e directive incluent :
• Les originaux des factures, regroupés généralement par période ou par nature de dépenses. Certaines administrations acceptent désormais des factures électroniques sous certaines conditions, mais la plupart insistent encore majoritairement sur les versions papier.
• Les preuves de règlement effectif de ces factures (ex. relevés bancaires si nécessaire), afin de prouver que vous avez réellement supporté le coût de la TVA.
• Un certificat d’assujettissement à la TVA de votre pays de résidence, établi généralement dans les six à douze mois précédant le dépôt de la demande. Les administrations peuvent refuser un certificat trop ancien.
• Le formulaire officiel du pays concerné, dûment complété. Cela peut être un formulaire papier ou un téléservice, selon l’État membre.
• D’éventuelles traductions certifiées pour les justificatifs non rédigés dans une langue reconnue par l’administration. Par exemple, si vous déposez un dossier en France avec des factures rédigées en russe, attendez-vous à devoir fournir une traduction assermentée.
Pour consolider votre dossier, je recommande de préparer une liste récapitulative décrivant chaque facture (date, fournisseur, base imposable, taux, montant de la TVA, objet de la dépense). Cette liste facilite grandement le travail des fonctionnaires chargés du contrôle. Même si elle n’est pas explicitement exigée, elle fait souvent partie des meilleures pratiques à adopter pour éviter les questions répétitives.